Partout Moscou envahie de troupes de raison, du temps passant, la pollution du jugement, des chimpanzés interstellaires, comme les hommes dansent, combattent le souffle du désir, on se rassure dans des creux sombres, des déserts froids comme la surface de nos relations hypocrites...
Partout Moscou, tristesse en stigmate, plaie ouvertement fermée, une entrave à l'humanité, la découverte de l'enfant, pudeur excessive prohibant le naturel, plus rien ne pousse… partout Moscou, allure scénique, parole cynique, regard oblique, Moscou pour tout ce qu'on n'a pas su divulguer...
Toujours Moscou, c'est le froid qui lacère, dévisage, conditionne, long comme l'horizon, le froid préserve et perd ses vers, tout comme à nu, plus besoin du coeur pour embrasser… partout Moscou, prépare ta guerre froide, romantique, esquisse embrasée, délire déguisé en cocasserie risible. Nerveusement plus proche de la vérité que du mensonge perpétué de la nature humaine, souffle glacial...
Toujours Moscou, même les mots prennent le vent, le sens perd ses devants, on a perçu la danse sans comprendre le mécanisme des pas, le capitalisme n'est pas le cannibalisme des fois ? Ils craignent les gens qu'ils forgent, c'est bien connu, les fils admirent les pères qui ne sont pas près d'eux, l'élève dépasse le maître et se révèle souvent bien plus puissant que tous les précédents...
Partout Moscou pour ma poire, cheveux plaqués tectonique, j'ai pris une vague scélérate, j'ai tiré les rois comme les tiroirs d'une bijouterie familiale, filiale minière, recherche d'or et des "jamais" comme des "toujours" répétitifs… natif d'un Ducato, beurré, la Dakatine sur la misère, funambule du cordeau, déambulateur au fardeau… j'ai le code pénal de la routine dans mon sous-marin DCNS.
Partout Moscou, Ceausescu, il y a comme un avant-goût de neige fondu dans mon bocal. L'éternité s'enfouie au loin… que je la saisisse à nouveau… si la guerre sans part est brutale, je ne veux plus de Canigou... ça m'blase d'avoir toujours une pompe qui couine parce que je veux aller plus vite qu'elle, funèbre ou pas... buté sur le mur de la chaleur… toujours Moscou, des rues parfaites, même des virtuelles, esclave moderne aux travers de port de commerce, nous saurons nous vendre, nous saurons nous vendre… nous y arriverons, nous partirons comme des petits pains.
Entre être et avoir je choisis l'espace