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N’ais-je, n’ais-je le nez dedans ? 
Je n’ai plus le temps de perdre le fil. 
J’ai un petit chat qui tète sa mère au fond de la gorge. 
Je me noie. Le chat échaudé, j’avale le fil et m’aperçois qu’il neige sur la ville. Je lève la tête qui devient froide, mon estomac me pique, le fil me gratte. 
Le chat fait ses griffes, je n’ai point de croix. 
La messe est finie, 
je prends ses traces.

LibertA.A.R.

PEAU
VRAI
FRANC
C'EST
CON
DESCEND
DANS
LES
CRANS
COIN
COIN
CANARD
MUSELE
FAN
DE
LES
MISSIONS
FAN
2

Fais tourner !

Vite fait...

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Par aarbrest - Ecrire un commentaire
Je leur laisse le pouvoir, je l'ai déja eu et il m'a fait perdre la tête. Il m'a rabaissé. Je n'étais plus moi-même, je n'étais plus humain. J'étais une de ces machines à broyer les autres, sans aucun scrupule, sans raison si ce n'est la déstruction de l'autre pour m'élever. Je leur laisse mes pions, ils me servaient bien trop. J'étais dépendant de la faiblesse des autres, il fallait que tout le monde plie face à moi, je devais tout gagner, tout monopoliser. Ils ne faisaient rien sans mon accord, j'étais une machine de guerre. J'étais enfermé dans ce pouvoir, dans cette image d'indestructible, d'intouchable. J'en ai vu pleurer des costauds face à mon coeur glacial. Je ne faisais que les humilier pour qu'il ressentent leur médiocrité, craignent la mienne. Il n'y avait rien au-dessus de moi, j'avais les tout-pouvoirs, j'étais le plus fort, le plus armé... j'avais tout, il n'avait rien et ne me demandaient rien, attendaient que je leur donne et me remerciaient... j'étais un petit seigneur, un gros con, un mec à qui je mettrais des baffes, un mec qui n'aurait mon respect que dans ses plus grandes batailles. Je me disais que c'était nécessaire de les mettre à mon rang pour la guerre que je menait et que je mène toujours. Il fallait en faire des soldats, le formatage était anti-institutionnel, anti-système... nous étions pour la liberté, on a bouffé que de la poussière répréssive. Nos actions étaient ciblées, élaborées pour  la chute du légisme. On a bouffé que de la poussière répréssive. Je leur laisse le pouvoir.
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Jean Serrien

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