N’ais-je, n’ais-je le nez dedans ?
Je n’ai plus le temps de perdre le fil.
J’ai un petit chat qui tète sa mère au fond de la gorge.
Je me noie. Le chat échaudé, j’avale le fil et m’aperçois qu’il neige sur la ville. Je lève la tête qui devient froide, mon estomac me pique, le fil me gratte.
Le chat fait ses griffes, je n’ai point de croix.
La messe est finie,
je prends ses traces.
PEAU
VRAI
FRANC
C'EST
CON
DESCEND
DANS
LES
CRANS
COIN
COIN
CANARD
MUSELE
FAN
DE
LES
MISSIONS
FAN
2
Si j'avais des choses à vous dire madame...
j'ai l'impression que c'est vous qui avait plus envie de parler que moi...
Je suis ici pour parler mais nous n'avons fait que lire de mes textes pour que vous jugiez de leur cohérence... enfin... de la
mienne.
Nous avons refait le monde entre ma bouche et votre oreille droite. Mais dites moi ! Pourquoi cette inclinaison ? Cela m'interesse, vous jugez de mon
comportement, je juge du votre.
Vous en écoutez, vous en entendez... vous
retrouvez-vous seulement ?
Je vous parle de cas. Ceux que vous frôlez au quotidien sans vous y attarder. Je vous parle de fous que j'ai vu évoluer au fil des discutions, des
échanges...
Sauf votre respect, votre rôle est bien médiocre à côté de cela.
Qu'avait vous fait ?
C'est de bien belles références que vous déployez face à moi... seriez-vous un rat ? De bibliotèque, d'opéra ?
Le travail que ces hommes et ces femmes ont éfféctué durant ces siècles, ces années ne saurait exister sans pratique rigoureuse.
La théorie est bien basse, bien pauvre...
Votre rôle aussi théatral qu'il soit dessert la cohérence du système médico-psychologique... la cohérence même... celle que vous cherchez tant à déceller sous mon
humble signature ambigüe...
Pardon ?
A dans trois semaines ?!?
A dans trois semaines alors...
je vous offrirais un livre.