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N’ais-je, n’ais-je le nez dedans ? 
Je n’ai plus le temps de perdre le fil. 
J’ai un petit chat qui tète sa mère au fond de la gorge. 
Je me noie. Le chat échaudé, j’avale le fil et m’aperçois qu’il neige sur la ville. Je lève la tête qui devient froide, mon estomac me pique, le fil me gratte. 
Le chat fait ses griffes, je n’ai point de croix. 
La messe est finie, 
je prends ses traces.

LibertA.A.R.

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VRAI
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C'EST
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Par belaar - Ecrire un commentaire



J’ai tout dissout,

J’ai dis sourire à toutes les affres de ma vie.

 

J’en ai eu marre de n’en faire qu’à ma tête, d’avoir affaire à mon cœur.

Je fus seigneur de mon huit-clos, vassal de ma liberté, mule de mon désir,

Eux,

Nous,

Vous,

Je… je me tire, je me casse, je me fais la malle, la belle, la tchave, ciao ! Je pars, j’arrive, je reviens, je suis là, tout comme avant, tout con face à ma phase de désespoir, mon envie d’agir, de réagir, de me dire fort mort malgré l’envie d’un réconfort dans l’insouciance.

 

Vous êtes tous là à m’observer, moi hésitant en suspension, dans le creux de l’extrême.

Vous êtes tous las, partagés, frénétiquement figés, souhaitant l’action, l’une ou l’autre.

Vous êtes tous là, à me pousser, à me tirer, à me fusiller du regard, à me plaindre, me supporter, à me tenter.

 

Vous n’existez pas,

 

Votre présence me gène cependant…

 

Vous ! Vous me responsabilisez.

Vous ! Bande d’irresponsables…

 

J’ai tout dit, tout ce qui me pesait, tout ce qui me passait par la tête et face aux vôtres, je ne cesse d’être la distraction de la journée, de la semaine, de l’année, même de la vie de vécus faibles… j’ai choqué, je me suis choqué, mon amour et ma haine se sont entrechoqués… j’avais stocké des tiraillements existentiels qui ont stagné, gît sans réponse.

 

La frustration est partie prenante de nous, incrustation de tristesse  dans une bulle matinale de bonheur.

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Jean Serrien

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