N’ais-je, n’ais-je le nez dedans ?
Je n’ai plus le temps de perdre le fil.
J’ai un petit chat qui tète sa mère au fond de la gorge.
Je me noie. Le chat échaudé, j’avale le fil et m’aperçois qu’il neige sur la ville. Je lève la tête qui devient froide, mon estomac me pique, le fil me gratte.
Le chat fait ses griffes, je n’ai point de croix.
La messe est finie,
je prends ses traces.
PEAU
VRAI
FRANC
C'EST
CON
DESCEND
DANS
LES
CRANS
COIN
COIN
CANARD
MUSELE
FAN
DE
LES
MISSIONS
FAN
2
J'ai saisi des corps vacillants... et si j'avais passé mon temps à regarder le mur, j'aurais satisfait leur désir de nous voir remballer nos blâmes, effacer nos
preuves incriminant, diluer le concret dans un cliché, dans une catégorie discréditant.
Je parle de cas particuliers, et j'articule mes éléments pour que leur poids soit du plus juste et que l'on ne les retrouve pas parmi la fougue gaspilleuse.
J'ai saisi des corps vacillants pour qu'ils ne tombent pas en leurs mains, j'ai vu leurs choix, d'un vide à l'autre, je leur ai tendu mon néant, pour qu'ils y goûtent, trouvent une raison de
refuser leur condition.
J'ai seize idées à la minute mais je les garde pour qu'elles mûrissent, pour qu'elles leurs servent, pour ne pas qu'ils s'enferment dans leur rôle, pour qu'ils innovent, refassent le monde avec
des recettes corrigées.
J'ai saisi des corps érigés comme des statuts, comme des statistiques délictueuses, pour qu'ils retrouvent quelques valeurs, qu'ils croient en eux et non en leurs images vaseuses.
La mer se déchaîne sous leurs yeux, tendez vos mains pour sortir de l'hideux.